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VÉSUVE La plaine qui à perte de vue s’étend du Mont Massiccio aux Monts Lattari (Presqu’île de Sorrente), de la mer aux monts de Caserte et aux monts Picentini, à la suite d’un affaissement, devint d’abord un bras de mer puis le théatre des actions de nombreux volcans. Au début, les éruptions eurent lieu sous la mer pour continuer ensuite sur la terre ferme et construire, avec les matières projetées, des édifices volcaniques aujourd’hui encore visibles : les îles Pontines , Roccamonfina, Ischia, Procida et Vivara, les Campi Flegrei et d’autres plus anciens encore (2 millions d’années) dont l’existence n’est connue que depuis peu, grâce aux nombreux et profonds forages effectués pour chercher de l’énergie géothermique. Le dernier apparu, qui est aussi le plus jeune, est le Somme-Vésuve. Ce complexe volcanique a costruit son socle de 2 à 5 km de profondeur à l’intérieur de roches calcaires du Mésozoïque. D’après l’examen tectonique de la région, les scientifiques ont observé que les bouches éruptives centrales et latérales du Mont Somme-Vésuve s’alimentaient de deux systèmes de fissurations profondes dont les directions étaient respectivement parallèle et perpendiculaire à la structure de l’ Apennin. Les premières éruptions de ce volcan datent probablement d’il y a 27.000 ans et les matières projetées ont recouvert l’Ignimbrite Campanienne ou le Tuf Gris Campanien qui naquit d’une des plus catastrophiques éruptions des Campi Flegrei il y a plus de 36.000 ans. Récemment, à la suite du forage puits à Trecase, on retrouva à 1.345 mètres de profondeur, des coulées de lave témoignant d’une activité encore plus ancienne, datant d’il y a plus de 300.000 ans. L’histoire du Vésuve se partage généralement en quatre périodes éruptives : Somme primitif, Somme ancien, Somme récent et Vésuve. Les géologues et les volcanologues ont reconstruit cette histoire par l’étude des matières projetées, la position stratigraphique et les corrélations avec les matières émises par les autres volcans de la région de Naples, en utilisant des méthodes et des appareillages nouveaux qui décèlent la radioactivité contenue dans les matières projetées et dans leurs inclusions. Ces méthodes permettent de dater avec précision les éruptions et d’étudier, même du point de vue chimique et microchimique, l’évolution qu’elles ont subi. Le complexe volcanique Somme-Vésuve est un des typiques volcans à édifice extérieur, il se constitue en effet de deux structures volcaniques concentriques, aux dimensions, à la conformation et à l’âge différents, mais qui toutes on leur origine dans une base commune. Les romains appelaient celle le plus à l’extérieur, qui s’est formée à une époque antérieure, Vesuvius (ou Vesvio, Besobio, Besvio, Besuvio, etc.). Par la suite, pendant l’âge vulgaire, le cône devint « célèbre » pour son activité, on l’appela Vésuve (ou Grand Cône), et le cône extérieur fut alors appelé Somme, du nom de l’ancien village qui se trouvait sur ses flancs. Le Mont Somme termine son activité il y a environ 17.000 ans avec une éruption géante du genre de celles pliniennes, qui détermina par la suite l’effondrement de la partie terminale de l’ édifice volcanique et la formation d’une caldeira dont la Pointe Nasone représente aujourd’hui la partie la plus haute (1.131 m). À l’époque successive il se forma à l’intérieur de cette caldeira une structure du Vésuve qui se trouve presque en son milieu et qui, en grande partie, l’entoure. La partie méridionale, la plus éventrées, est recouverte de produits des éruptions successives, elle se relie au Grand Cône saus dans un trait en plaine appelé Piano delle Ginestre ou La Piana. La forme du Vésuve proprement dit est celle d’un tronc de cône au sommet duquel s’ouvre le cratère actuel. La vallée qui relie les parois de l’ancien cratère du Somme à la base du Grand Cône s’appelle Vallée du Géant et a environ 5 km de longuer ; elle est indiquée comme Atrio du Cheval à l’Ouest et Vallée de l’Enfer de l’autre côté. L’image la plus ancienne du volcan est illustrées dans des fresques découvertes à Herculanum et à Pompéi où il n’est représenté qu’avec un seul sommet recouvert d’arbres et de vignes sauvages ; alors que dans les catacombes de San Gennaro à Naples, une fresque du VII° siècle située sur le tombeau du Saint, reproduit le volcan avec deux sommets. Une des questions le plus longtemps débattue est justement de savoir quel était l’aspect du Vésuve pendant l’Antiquité. À ce propos, Giovan Battista Alfano (1924), Alfredo Rittmann (1925) dans son ouvrage Les volcans actifs de la Terre et, plus récemment (1979) G. Delibris et d’autres encore ont mis en évidence l’absence, au cours de ces 17.000 années, de coulées de lave sur le versant du M. Somme face à Pomigliano D’Arco et à Ottaviano ; ce qui ne s’expliquerait que par la présence, dès ce temps-là, de la Caldeira du Somme (aujourd’hui Vallée du Géant) qui représentait un barrage naturel. Il en découle que la caldeira du Somme ne s’est pas formée à la suite de l’éruption plinienne de Pompéi de l’an 79, date à laquelle on faisait coïncider aussi l’origine du Grand Cône Vésuvien, et que ces deux formations doivent par conséquent être attribuées à une date largement antérieure allant d’il y a 17.050 ans à il y a 14.420 ans. Depuis l’éruption et l’aspect actuel est le résultat de son activité la plus récente allant de 1631 à 1944. Après l’éruption de 1944 le typique petit cône intérieur d’où sortait un panache blanc de fumée a disparu ; chaque cratère se compose d’un grand gouffre de 300 m de profondeur environ qui présente à son extremité supérieure une ouverture maximale d’à peu près 600 mètres. Le Vèsuve qui, avant l’éruption de 1944, avait une altitude de 1.186 mètres, atteint actuellement une hauteur de 1.276 mètres. Autrefois, avant la formation du Grand Cône, nombre de scientifique estimaient que le Vésuve (ou plutôt le Mont Somme) n’avait qu’un seul sommet de plus de 3.000 m d’altitude, que la superposition de couches de lave et de couches de matières projetées avaient lentement formé (d’où le nom de volcanostrate).
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